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OVIDE.
Ovide du remede damours. Translate nouvellemt de latin en francoys avec lexposition des fables cõsonantes au texte. Imprime a Paris.
Estimate:
€5,000 - 7,000

Complete Description

OVIDE.
Ovide du remede damours. Translate nouvellemt de latin en francoys avec lexposition des fables cõsonantes au texte. Imprime a Paris.
Paris, Anthoine Vérard, 4 février 1509 (1510, nouveau style).

In-folio, maroquin bleu nuit, double encadrement de filets dorés reliés aux angles, dos à 5 nerfs orné de même, large et très riche encadrement intérieur doré, tranches dorées (Reliure anglaise du XIXe siècle, signature grattée).

 

Bechtel, 585/O-351 // Brunet, IV-292 // Fairfax Murray, 424 // Macfarlane, 95 // Renouard, ICP, I-152 // USTC, 26171.

 

(118 f., le dernier blanc) / a-t6, v4 / 39 lignes, car. goth. / 175 × 277 mm.

 

    Première édition de cette traduction restée anonyme.

    Ovide avait essuyé de vives critiques après qu’il eut écrit L’Art d’aimer. Il lui était reproché de mettre tout son talent au service de l’amour.

Il rédigea alors ce long poème Les Remèdes à l’amour, dans lequel il donne les moyens de combattre les passions amoureuses, qu’elles soient réciproques ou non partagées. C’est une suite de conseils aux jeunes personnes : comment combattre cette passion, comment la faire disparaître, quels aliments adoucissent les tourments de l’amour, comment rompre… Ovide espérait aussi, par son texte, venir en aide à ceux qui souhaitaient se suicider par dépit amoureux.

    Cette longue traduction restée anonyme, en vers décasyllabiques, est illustrée d’une grande lettrine sur le premier feuillet, d’un bois représentant deux personnages dont l’un portant une châsse (f. a2) et d’un bois répété montrant un maître en chaire avec ses élèves (ff. a6 et l1). Marque de Vérard (Renouard, n° 1088) au verso du dernier feuillet.

    Le premier bois avait déjà été utilisé par Vérard vers 1507/1508 pour La Nef de santé (cf. le n° 349 du présent catalogue) et auparavant pour Le Chevalier délibéré d’Olivier de La Marche en 1488. Le second bois avait été utilisé en 1488 pour La Mer des histoires.

    Le colophon, au recto du dernier feuillet, daté du 4 février 1509, est précédé d’un poème en neuf vers du traducteur, dans lequel il dit avoir achevé sa traduction le 6 août 1509. Ce décalage de date s’explique par le fait que l’année commençait alors au mois de mars et que le mois de février se situait alors en fin d’année. Ce n’est qu’en 1554, par une ordonnance de Charles IX, que l’année civile commença officiellement le 1er janvier.

    Bel exemplaire soigneusement lavé, dans une reliure du XIXe siècle, exécutée par un relieur anglais dont le nom, au verso d’une garde, a été gratté. Le large et riche encadrement intérieur, réalisé avec un seul fer, est d’une remarquable finesse.

    Légère décoloration au bord extérieur du premier plat, minimes usures aux coupes. Petite restauration angulaire au feuillet l2.

Provenance :

Fairfax Murray (étiquette, n° 424).


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