Cristal et technique mixte, tronc en bois, oeufs en albâtre
57 x 25 x 25 cm (poupée)
h : 127 cm (socle)
Crystal and mixed media, wooden trunk, alabaster eggs
22.44 x 9.84 x 9.84 in. (doll)
h: 50 in. (base)
Galleria Continua, Paris
Acquis auprès de cette dernière par l'actuel propriétaire
Collection particulière, France
Paris, Grand Palais, FIAC 2018, Galleria Continua, stand 0.C39
Un certificat de la Galleria Continua signé de l'artiste sera remis à l'acquéreur
Lot en provenance hors Maroc
Pascale Marthine Tayou est né en 1966 à Nkongsamba (Cameroun), il vit et travaille entre Yaoundé au Cameroun et Gand en Belgique.
Dès le début de sa carrière, Tayou choisit de changer ses prénoms de naissance Jean Apollinaire par Pascale et Marthine, leur donnant une terminaison féminine. Il se distancie ainsi de l’autorité patriarcale du monde de l’art et des stéréotypes genrés. De la même manière, toute tentative de circonscrire son travail à une origine géographique ou culturelle se heurte à sa nature mouvante : une œuvre délibérément mobile, insaisissable et hétérogène, avec des matériaux non dégradables ou au contraire périssables et déjà dans leur mue artistique
La notion de réinvention et de de transformation est centrale dans la pratique multiforme de l’artiste. Utilisant un mélange de média avec une prédominance pour la sculpture et excellant dans la mise en place d’installations poétiques et immersives, l’artiste s’impose dès le début des années 90 sur la scène internationale. Les œuvres de Pascale Marthine Tayou font aujourd’hui partie des plus importantes collections muséales et l’artiste a été récompensé cette année par le prestigieux prix de l’Académie des Beaux-Arts dans la catégorie sculpteur.
La série des « poupées pascales » trouve son origine lors d’un séjour à Venise. Fasciné par le verre de Murano et sa dimension traditionnelle et ésotérique, il matérialise sa vision du fétiche contemporain à travers une série de vingt poupées en cristal réalisée en 2010 : ce sont les premières « poupée pascales ». L’artiste y inscrit l’idée d’archivage de notre temps allant de pair avec une « vaudouïsation contemporaine ». L’accumulation d’objets du quotidien _ ici un entonnoir, une pédale de vélo, des fils électriques _offrent un contraste saisissant avec la pureté et la noblesse du cristal. La poupée dénudé et transparente ne trouve sa personnalité et son incarnation qu’en se « parant » de ces attributs comme une mosaïque de symboles culturels et de références. La colonne d’arbre dénudée, symbole d’éternité et matière organique toute en brutalité vient parfaire la présentation du fétiche, la myriade d’œufs multicolores se disperse autour comme une promesse de naissance de toutes les futures poupées de l’artiste.
Pascale Marthine Tayou was born in 1966 in Nkongsamba (Cameroon) and lives and works between Yaoundé in Cameroon and Ghent in Belgium.
At the beginning of his career, Tayou chose to change his birth names Jean Apollinaire to Pascale and Marthine, giving them a feminine ending. In doing so, he distanced himself from the patriarchal authority of the art world and gender stereotypes. Similarly, any attempt to circumscribe his work to a geographical or cultural origin comes up against its shifting nature: a deliberately mobile, elusive, and heterogeneous body of work, using materials that are either non-degradable or, on the contrary, perishable and already undergoing artistic transformation.
The notion of reinvention and transformation is central to the artist's multifaceted practice. Using a mix of media with a predominance of sculpture and excelling in the creation of poetic and immersive installations, the artist made his mark on the international scene in the early 1990s. Pascale Marthine Tayou's works are now part of some of the most important museum collections, and this year the artist was awarded the prestigious Académie des Beaux-Arts prize in the sculpture category.
The “Poupées Pascale” series originated during a stay in Venice. Fascinated by Murano glass and its traditional and esoteric dimension, he brought his vision of contemporary fetishism to life through a series of twenty crystal dolls created in 2010: these were the first “Poupées Pascale.” The artist incorporated the idea of archiving our times, coupled with a “contemporary voodooization.” The accumulation of everyday objects—here a funnel, a bicycle pedal, electrical wires—offers a striking contrast to the purity and nobility of crystal. The naked, transparent doll finds its personality and embodiment only by “adorning” itself with these attributes, like a mosaic of cultural symbols and references. The bare tree trunk, a symbol of eternity and raw organic matter, completes the presentation of the fetish, while the myriad multicolored eggs scattered around it represent a promise of the birth of all the artist's future dolls.