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MARTIAL D’AUVERGNE.
Les Vigilles de la mort du roi Charles septiesme a neuf pseaulmes et neuf lecons Contenans la cronique les faictz advenuz durant la vie du dit feu Roy Composees par maistre marcial de Paris dit Dauvergne procureur en parlement.
Estimation :
12 000 - 18 000 €

Description complète

MARTIAL D’AUVERGNE.
Les Vigilles de la mort du roi Charles septiesme a neuf pseaulmes et neuf lecons Contenans la cronique les faictz advenuz durant la vie du dit feu Roy Composees par maistre marcial de Paris dit Dauvergne procureur en parlement.
Paris, Imprime par Robert Bouchier… en la rue sainct Jacques en lenseigne de lescu au Soleil pour Durand Gerlier, s.d. (ca 1505). sd (ca 1505)

In-folio, maroquin vert, triple filet en encadrement, dos lisse avec le titre en long VIGILES DU ROY CHARL.VII PARIS S. DATT. GOTH., les parties en tête et en pied ornées à la grotesque, large roulette florale intérieure, tranches dorées (Reliure du XVIIIe siècle).

 

Bechtel, 479/M-163 // Brunet, III-1482 // Fairfax Murray, 358 // Renouard, ICP, I, 1505-138 // Tchemerzine-Scheler, IV-578 // USTC, 88452.

 

(94 f.) / a-c6, d8, e-o6, p4, q4 / 44 lignes sur 2 colonnes, car. goth. /

175 × 255 mm.

 

    Quatrième édition, illustrée de nombreux bois.

    On ne connait de Martial de Paris, dit d’Auvergne, que le fait qu’il naquit vers 1420 ou 1440, qu’il fut procureur au Parlement de Paris et notaire au Châtelet et qu’il composa, en vers, des poèmes d’amour et des ouvrages historiques. Il mourut en 1508, laissant derrière lui son œuvre maîtresse : Les Vigiles de Charles VII.

    C’est une chronique rimée de près de 6 000 vers relatant les événements du règne de Charles VII, roi de 1422 à sa mort en 1461, qui redressa une France dont il avait hérité en piteux état. Il repoussa les Anglais, notamment grâce à Jeanne d’Arc, assainit les finances de l’État, brida les prétentions de l’Église et mata la révolte des seigneurs de la « Praguerie » à laquelle avait pris part son fils, le futur Louis XI. Probablement rédigée vers 1484, cette chronique fut en partie occultée par Louis XI qu’elle critiquait implicitement.

    L’ouvrage parut pour la première fois chez Jehan Du Pré à Paris en 1493. Cette édition fut suivie de deux autres, parues sans date, vers 1498-1500, à Lyon chez Dayne et à Paris chez Le Caron. Vient ensuite notre édition, la quatrième donc, imprimée vers 1505 à Paris par Robert Bouchier et partagée entre les libraires Durand Gerlier, Guillaume Eustace et Jean Trepperel.

    Elle paraît avoir été copiée, pour l’essentiel, sur l’édition de Le Caron et présente des différences entre les volumes imprimés pour l’un ou l’autre des trois éditeurs. Notre exemplaire, au nom de Durand Gerlier, est parfaitement conforme à la description donnée par le catalogue Fairfax Murray : titre avec marque du libraire (Renouard, n° 361), grand bois au verso représentant une scène d’accouchement, et verso du dernier feuillet blanc.

    Titre en rouge et noir avec marque de Gerlier, un grand bois de l’accouchée à pleine page et 44 bois de différentes tailles dans le texte (en réalité 18 bois différents dont 9 répétés). Ces bois, dont la plupart représentent des scènes de batailles ou d’assaut, sont, pour un grand nombre d’entre eux, copiés sur ceux utilisés par Michel Le Noir ; d’autres sont inspirés de bois de Nourry et de Trepperel.

    Cet exemplaire porte sur le titre l’ex-libris manuscrit de L. Bouchet, daté 1588, et accompagné de la mention A Blois pendant les Estats. Les États Généraux convoqués par Henri III à Blois en 1588-1589 se soldèrent par l’assassinat du duc de Guise. L’exemplaire a été anciennement copieusement annoté à l’encre. Les inscriptions ont été lavées et la plupart ont aujourd’hui quasiment disparu, mais on distingue encore de très nombreux passages soulignés, ainsi que des index dans les feuillets liminaires avec renvois aux feuillets concernés. On notera que la mention inscrite au dos de la reliure, Paris s. datt. Goth., précisant le lieu d’édition, l’absence de date et l’impression en caractères gothiques, témoigne que l’amateur qui a fait relier ce volume au XVIIIe siècle était un bibliophile averti. Peut-être s’agit-il de Louis-Jean Gaignat, dont nous présentons un volume dans une reliure presque similaire, sortie du même atelier, au n° 351 du présent catalogue : LHystoire de Olivier de Castille  de Artus Dalgarbe son loyal compaignon...

    Bel exemplaire malgré le dos passé et d’infimes frottements sur les plats. Une petite restauration angulaire au titre et une autre au feuillet a2 affectant quelques lettres, tache brune en tête de 2 feuillets (b4 et b5), un feuillet replié au moment de l’impression (a5). Les feuillets a3 et a4 sont légèrement plus courts dans les marges supérieures et inférieures.

Provenance :

L. Bouchet (ex-libris daté Blois 1588)


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