In-8, vélin à recouvrements, dos lisse avec le titre écrit postérieurement à l’encre, traces de lacets (Reliure de l’époque).
Bechtel, 517/M-436 // Brunet, III-1812 // Tchemerzine-Scheler, IV-851.
(4f.)-CCLIIf. (mal chiffré CCL avec LXIII et LXIIII en double) / ✠4, A-X8, AA-KK8, LL4 / 32 lignes, parfois longues, car. goth. / 103 x 157 mm.
Rare seconde édition des poésies de Jean Molinet.
Nous avons longuement décrit au précédent numéro cette compilation de poésies et de pièces en prose faite sans ordre véritable et dans laquelle on trouve aussi bien des prières religieuses et des relations historiques que des morceaux littéraires.
L’auteur, Jean Molinet (1435-1507), historiographe de la maison de Bourgogne, fut considéré comme un des plus grands auteurs de son temps. Écrivain prolixe, il avait une telle facilité à écrire et à composer des poésies que son étonnante production fut parfois faite au détriment d’une très belle qualité.
Nous laissons ce jugement à ses détracteurs en constatant simplement que ce fut un auteur à succès dont la première édition collective des poésies fut publiée en 1531 chez Jehan Longis et que cette réimpression fut publiée seulement six ans plus tard par six libraires, Jehan Longis, Jean Petit, Jacques Kerver, François Regnault, Pierre Sergent et Jean Yvernel qui se partagèrent le bénéfice de cette publication. L’USTC recense des exemplaires publiés par ces libraires, à l’exception de Jean Petit. Le texte, si mauvais qu’il soit selon certains, connut d’ailleurs une troisième édition trois ans plus tard, signe de son succès.
Titre en rouge et noir, grandes et petites lettrines.
Annotations marginales à 2 feuillets (DD7 et EE7), marge supérieure un peu courte avec atteinte parfois à la pagination, petites taches sans gravité à 5 feuillets (B8, C1, II4, LL3 et LL4), réparation ancienne à un feuillet (X1).
Provenance :
François Ayrault (ex-libris manuscrit répété trois fois) et Ferdinand Brunetière (ex-libris, I, 6-8 février 1908, n° 102).