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[RONDEAUX].
Ssuyut les troys cens cinquãte Rõdeaulx moult Singuliers a tous propos nouvellement Imprimes.
Estimation :
2 000 - 3 000 €

Description complète

[RONDEAUX].
Ssuyut les troys cens cinquãte Rõdeaulx moult Singuliers a tous propos nouvellement Imprimes.
Lyon, Olivier Arnoullet, 3 décembre 1533.

In-16, maroquin chamois, triple encadrement à froid formé de doubles filets droits s’entrecroisant aux angles et de fleurons angulaires, dos à

4 nerfs orné de petites feuilles aldines et de filets à froid se prolongeant sur les plats, filets intérieurs, tranches dorées (Hayday).

 

Baudrier, X-66 // Bechtel 677/R-246 // Brunet, II-1754 // Lachèvre, p. 16 et s. // Tchemerzine-Scheler, III-627 // USTC, 73398.

 

(6 f.)-CVI f. (avec le premier feuillet folioté au verso) / A-O8 / 25 lignes, car. goth. / 92 × 135 mm.

 

    Nouvelle édition, la dernière gothique, de ce recueil poétique qui connut un grand succès au XVIe siècle.

    Les « Trois cent cinquante rondeaux » ont longtemps été attribués, sans raison, à Pierre Gringore et c’est sous le nom de cet auteur qu’ils figurent dans les bibliographies de référence comme Brunet et Tchemerzine. Il s’agit en réalité d’un recueil de 332 (et non 350) pièces, parmi lesquelles, comme l’a établi Lachèvre, 229 rondeaux sont de divers auteurs tels

G. Chastelain, Jean Marot, Octovien de Saint-Gelais, Martin de Sousse… Les 103 rondeaux restants sont l’œuvre d’un unique auteur resté inconnu et parurent également sous le titre de Fleur et triumphe de cens et cinq rondeaulx. L’erreur d’attribution du recueil à Gringore vient peut-être de ce que les 103 rondeaux lui avaient été également faussement imputés. Baudrier propose une autre hypothèse : l’éditeur Arnoullet ayant publié, en 1533, Les Notables enseignemens de Gringore dans le même format que les Trois cent cinquante rondeaux, ils ont souvent été anciennement reliés ensemble, ce qui a pu entraîner une confusion.

    Le recueil fut publié pour la première fois à Paris chez Du Bois et

Du Pré en 1527. La même année, Lotrian en donna une autre édition non datée. Suivent quatre nouvelles éditions, à Paris ou à Lyon, avant celle que nous présentons, publiée chez le libraire lyonnais Olivier Arnoullet en 1533.

    Titre en rouge et noir orné de deux bois accolés (femme tenant une fleur et homme tenant une lettre), le tout encadré de 4 larges bordures gravées sur bois.

    Cette édition lyonnaise est rare. L’USTC n’en recense que deux exemplaires conservés à la BnF, et Tchemerzine mentionne un exemplaire paru dans le Bulletin Morgand (1893, n° 2889), en maroquin citron, qui est celui que nous présentons. Il porte la signature du relieur anglais James Hayday, qui exerça à Londres jusqu’en 1861 puis vendit l’usage de son nom au relieur William Mansell.

    Dos légèrement passé, mors et coins frottés. Restauration angulaire au titre avec reprise à l’encre du bois du titre ; l’ensemble du volume est très légèrement bruni, avec 2 feuillets un peu plus atteints dans la marge latérale (L6 et L7) ; tache brune dans la marge inférieure de trois cahiers (A, N et O) sans atteinte au texte.

Provenance :

Maxwell-Lyte (signature du XIXe siècle sur le titre) et Visconte L’Enor (timbre sec sur une garde).


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