Porte un cachet de cire de collection au dos
Un poème intitulé La Rose au verso
The broken jug, oil on canvas laid down on panel, by C. E. Leclercq
10.62 x 7.08 in.
Bien que peintre « au service de sa majesté, la reine de France », le Bruxellois Charles Emmanuel Leclercq, actif en France et en Italie, reste encore largement méconnu. Ses œuvres ont longtemps été confondues avec celles de Jean-Frédéric Schall, Joseph Boze ou Jean-Baptiste Gautier-Dagoty jusqu’à la publication d’un article en 2004 qui permit de faire le point sur sa carrière et sa production1. Le thème de la cruche cassée, popularisé par Jean-Baptiste Greuze, symbolise la virginité perdue. La jeune femme mélancolique de notre tableau réunit au niveau de son bas ventre une brassée de roses dans le creux de son vêtement blanc. La cruche cassée et la fontaine au premier plan constituent différents symboles de la défloration.
1. Xavier Salmon, « Petits portraits de cour et d’amitié : l’exemple de Charles Leclercq (1753-1821), "peintre flamand au service de sa Majesté, la reine de France" », Xavier Salmon (dir.), De soie et de poudre. Portraits de cour dans l’Europe des Lumières, Actes Sud, 2004, p. 176-192